Chasse sous marine à la coulée

Cette technique consiste à descendre sur un poisson aperçu de la surface. L’approche doit être la plus lente possible afin de ne pas effrayer le poisson.

Cette technique peut être pratiquée en eau claire ou non.

1- En eau claire :

Repérez le poisson de la surface et descendez à son aplomb. Essayer de descendre avec le fusil le long du corps plutôt que bras tendu, votre silhouette en sera moins impressionnante et vous pourrez vous approcher plus prêt. A l’approche du poisson vous pourrez ainsi tendre votre bras sans faire de geste brusque ce qui vous permettra de gagner de la distance de tir : si le poisson vous a repéré, il aura laissé une distance entre vous et lui. pour lui c’est sa distance de sécurité. Le fait d’allonger le bras permet de réduire cette distance sans que le poisson ai le temps de se mettre hors de portée de tir par un ou deux coups de nageoire.

Le tir est différent selon les poissons. Une bonne manière de tirer un poisson (comme la liche ou la sériole par exemple) est de 3/4 arrière ou 3/4 face. Ainsi la flèche transperce plus de chair ce qui évite les risques de décrochage, la nage du poisson est entravée, et il a moins de force qu’un tir de profil ou sa nage puissante va mettre la flèche à rude épreuve. Il est même possible de sécher une grosse sériole si le tir est bien placé.

Pour la coulée, il faut être détendu et régulier : le plus souvent palmer comme un fou vers sa proie n’aura pour effet que de l’effrayer. Au contraire une coulée, lente, silencieuse et qui se termine sans palmage permet d’approcher sa cible sans l’effrayer, et permet d’économiser ses forces et son apnée pour la remontée !

Pour cette pêche les plongeurs utilisent souvent un moulinet voire un fusil relié à une (ou plusieurs bouée) pour pouvoir rejoindre la surface sans encombre. Dans la seconde qui suit le tir, si le poisson n’est pas séché il va entamer un puissant démarrage. Le chasseur donne alors du mou au poisson mais essaye quand même de le brider ou le freiner pour éviter qu’il n’aille frotter sur les roches ou s’enraguer dans une patate de corail. Celui ci va alors s’épuiser et il est alors possible de le remonter pour l’achever rapidement.

En atlantique, certains pêcheurs de beaux lieus font cependant le contraire : dès le poisson tiré et s’en saisissent pour éviter qu’il n’aille s’emmêler dans les laminaires, car dans de pareilles zones exposées à un courant puissant l’usage d’un moulinet se solderait par la perte de l’ensemble.


2- La coulée en eau moins claire :

Dans peu d’eau vous distinguer la silhouette d’un bar en contrebas. Vous pouvez alors effectuer un canard très discret pour descendre sur lui. Il faut alors tenter un tir vertical car il a tendance à ne pas s’effrayer tant que vous êtes pile au dessus de lui. D’ailleurs s’il reste immobile ou qu’il poursuit sa nage lentement, c’est qu’il ne vous a pas remarqué, vous avez donc un avantage sur lui ! Lorsqu’un bar est calé dans les algues, c’est qu’il est à l’affut ou qu’il digère, vous pouvez vous approcher très près grâce à sa mauvaise vision verticale, et assurer le tir mais attention ! Il ne dort que d’un œil et le moindre mouvement ou vibration peut le faire détaler…

Plus généralement, le poisson peut être identifié au cours de la coulée. Il est alors possible d’arrêter de palmer et de modifier son assiette par la position de son corps et des palmesafin de s’orienter, lentement mais surement, vers le poisson en contrebas.

Si cela est possible, utiliser le relief dans les derniers mètres pour « masquer » son arrivée, en particulier lorsque le poisson est sur le sable comme c’est le cas avec les bars, lieus, dorades, mulets, rougets…

Dans les zones exposées au courant et profondes, la coulée sur les bancs de lieus et de bars peut s’avérer payante car le poisson n’est pas effrayé. Il faut palmer jusqu’à atteindre la zone de flottabilité négative puis se laisser couler sans palmer, en « feuille morte ». Un telle coulée peut permettre de se retrouver au dessus d’un gros lieu et de déclencher un tir qui devra être précis car sa chair est très fragile.

Un autre type de coulée pour le bar consiste à s’immobiliser à une certaine profondeur et faire la technique dite « de l’araignée ».

Le banc de bars peut être intrigué et remonter doucement vers vous. Le but est d’arrêter sa coulée à la bonne profondeur car si vous arrivez à hauteur des loups ils prendront peur et la vision de rêve s’évanouira.


Une dernière sur les bancs de bars de la mer d’iroise

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